Sortir de la vacation
C’était, dans un premier temps, pour créer sa propre société que Brigitte Petit, formatrice en informatique et bureautique, s’est intéressée au portage. Elle a donc, il y a plus de quatre ans, délaissé les vacations au profit d’un statut de salariée portée. La première société de portage manquant de régularité dans ses engagements, elle s’est tournée vers AGC qui, outre le volet administration de son activité et le versement de son salaire, couvre ses frais annexes (déplacements, repas…). Etant données les perspectives limitées de développement de son activité, elle a renoncé à travailler un jour en indépendant. Elle n’exclut cependant pas l’idée de s’associer, dans le cadre d’un groupement. Muriel Raphoz a, pour sa part, rencontré trois sociétés de portage avant de faire son choix. « Je cherchais une SP susceptible de mettre, à l’occasion, à ma disposition un local. Ad’Missions le proposait. » Au terme d’une quinzaine d’année d’activité professionnelle dans la finance et les ressources humaines, d’une pause pour raisons familiales et d’un licenciement négocié, elle se forme à la création d’entreprise et à la formation. « Mais le secteur de la formation fonctionne plutôt par vacation. J’ai donc renoncé à la création d’entreprise ». Portée depuis 15 mois, elle a réussi à faire sa place auprès d’un fichier d’anciens clients à qui elle propose des missions RH élargies. Ce sont des points communs avec des seniors qui retrouvaient difficilement du travail qui ont décidé Nathalie Gagnère à opter pour le portage (auprès d’Ad’Missions). « Je voulais que la société soit à proximité et propose un accompagnement. Quand on fait, comme moi, le grand saut entre un métier d’enseignant chercheur en sciences politiques, à l’étranger, et une activité privée, l’accompagnement et le réseau sont indispensables ». Elle visait le salariat et a croisé la route du portage par hasard. En six mois de portage, son projet s’est précisé (conseil à l’international, interprétariat…). « J’ai aussi pu casser mon image d’enseignant chercheur, qui fait peur aux entreprises, et sortir de cette absence de statut qu’est la vacation ». NB


